Dans le cadre de mon master en maîtrise de la langue française, j’ai réalisé une dizaine d'activités culturelles tout au long de l’année scolaire. Vous découvrirez dans l'article ci-dessous une diversité d’activités allant des voyages aux conférences, en passant par des sorties au musée et au cinéma. J’ai aussi participé à des activités plus centrées sur le pourquoi de la création et sur l’origine des idées des créateurs, ce que je trouve aussi enrichissant.
Je vous les présente dans l’ordre chronologique, mais n'hésitez pas à parcourir l’ordre selon vos centres d’intérêt. Certaines m’ont surprise, d’autres m’ont désappointée, et quelques-unes m’ont réconciliée avec ce qu’est une sortie culturelle.
Commençons !
“Le rire est le propre de l'homme”
Rabelais (inspiré d'Aristote).
- Ma première activité : “Abdelkader Secteur: Marhaba !”
- Type d’activité: Stand up / humour
- Date, Lieu, Durée ; le six décembre 2025 - NOVUM, ETTERBEEK - 1h30
- Coût : 40 euros pp.
Puisque nous devions faire une activité pour l'école, autant faire une activité avec mon mari et en plus le surprendre avec une soirée que l’on n’avait encore jamais faite à deux.
Après avoir vu quelques vidéos promotionnelles de cet artiste, j’ai invité mon mari à aller voir l’humoriste Abdelkader Secteur.
Algérien, il a d’abord travaillé comme animateur de fêtes, en premier lieu dans sa région natale. Ensuite, pour toucher un public plus large, il a adapté ses textes en arabe dialectal. Suite à la percée d’une vidéo YouTube, il a été repéré à plus de 40 ans par Jamel Debbouze, qui l’a invité à Paris au Jamel Comedy Club et au Festival du rire de Marrakech au Maroc.
Maintenant, c’est un artiste qui fait depuis près de 20 ans des one-man-shows humoristiques sur des sujets de la vie quotidienne, faciles à voir en famille et drôles par leur simplicité. Ici en Belgique, en France, au Maroc et bien sûr en Algérie.
Aucun de nous deux ne connaissait le Novum d'Etterbeek, c'était une grande première !
Il faut savoir que le Novum d'Etterbeek redevient un lieu culturel dans le quartier de Montgomery. Il existe depuis 1932 et est un bel établissement Art déco, conçu par l'architecte A. Frans Hemelsoet. Au cours des 30 dernières années, cet établissement a connu différentes directions, de création et de renouveau. Après une fermeture forcée en 2018 pour cause de non-conformité, il a rouvert ses portes en 2024 sous la direction de l’ASBL Novoculture sous le nom de NOVUM ( qui vient de l’expression “Collegium Novum” : collège nouveau), tout cela grâce à l’aide d’une équipe de bénévoles qui a terminé des travaux commencés bien avant la fermeture. En entrant, j’ai été surprise par la capacité de la salle : elle peut accueillir jusqu’à 1100 personnes aujourd’hui ; à l’origine, elle pouvait recevoir jusqu’à 1800 personnes car le dernier étage n’est plus accessible au public. Assez basique dans sa configuration, qui est un choix de l’architecte, avec la scène au fond et les sièges en velours rouges en rangées avec deux couloirs principaux et un grand balcon. J’ai beaucoup apprécié la proximité avec la scène.Nos places étaient proches de celle-ci sur le côté droit de la photo. Je recommande le Novum pour toute activité culturelle.
“Sa salle, dite « wagnérienne », privilégie une disposition frontale et une ornementation volontairement sobre, afin de concentrer toute l’attention sur la scène.”
Depuis plusieurs années, je me suis ouverte à la culture marocaine et je voulais me lancer un petit défi, car il fait son spectacle principalement en arabe darija (Maroc, Algérie). Je voulais voir où en était mon niveau de compréhension de la langue. De plus, je voulais voir comment il allait représenter ces petites choses du quotidien.
Pour mon défi personnel, je vais être claire dès le départ ; je n'ai pas tout compris et je m’y attendais. J’ai peut-être compris un quart de ce qu’il a dit et environ un quart par le contexte et les traductions que mon mari a faites. C'était même amusant car j’ai passé un moment de qualité avec mon mari ; il a apprécié la surprise (c’est le plus important). Dans les passages que j’ai compris il y en a un qui j’ai particulièrement adoré, c'était celui du “petit démon sur l’épaule”:
Il s'agissait d’un homme qui avait acheté du thon frais, qui coûtait cher et qu’il avait déposé dans la cuisine. Il devait prier et s'est rendu compte que son chat tournait autour du poisson dans la cuisine. L’artiste, ici, mettait en avant toutes les pensées parasites que l’on peut avoir quand on prie en pensant à autre chose, en imaginant un petit démon sur son épaule qui veut le distraire.
Ce passage m’a beaucoup fait rire parce que ça m’arrive régulièrement d’avoir des pensées qui défilent ou que mon chat me distrait. La mise en scène était bien faite et le contexte avec son langage corporel était vraiment drôle et relatait bien ce qui se passe dans la réalité.
Istanbul, à la découverte d’un mélange culturel
un tissage séculaire entre l’orient et l’occident
- Ma seconde activité : “Istanbul”
- Type d’activité : Voyage
- Dates, Durée ; du 23 au 26 janvier 2026 pour 4 jours
- Coût : à ma seule discrétion
Mon mari et moi avons décidé ensemble de prendre quelques jours loin de tout pour nous ressourcer et profiter d'une parenthèse bien méritée après une fin d’année chargée. Nous avons choisi d’aller à Istanbul, car c’est une des rares capitales que l’on n’avait pas encore faites.
Arrivés en milieu de soirée, lors du trajet de l’aéroport vers notre hôtel, notre chauffeur de taxi, qui était drôle avec son anglais approximatif, nous a fait traverser le pont au-dessus du Bosphore, là où Istanbul est à cheval sur les plaques tectoniques eurasienne et asiatique. Nous avons immédiatement été séduits par la vue spectaculaire des mosquées illuminées et des maisons à flanc de montagne.
Dès le lendemain et les jours suivants, avec un hôtel proche des lieux touristiques incontournables, nous avons exploré le centre historique à pied et simplement profité de ralentir. Nous avons visité le souk égyptien, le grand bazar, le pont qui enjambe le Bosphore et la tour Galata, située sur la partie asiatique.
Nous avons découvert plusieurs choses par nous-mêmes lors de notre voyage :
- La nourriture est vraiment bonne mais si on ne fait pas attention cela peut être
excessivement cher !
- C’est la partie européenne qui a gardé une trace beaucoup importante
de l'héritage historique
- Istanbul, c’est vraiment la ville où les chats sont vraiment traités
comme des rois, mais surtout ils sont correctement soignés.
Cependant, deux formes de ségrégation ont marqué notre expérience.
D’abord, les prix discriminatoires : un touriste paie deux à trois fois plus cher que les locaux. Par exemple, la visite de Sainte-Sophie est à peu près de 55 euros alors qu’un local paie environ 20 euros. Même avec une carte SIM turque empruntée, j’ai dû payer le tarif étranger, presque huit fois supérieur. Ensuite, l’accès inégal aux lieux visités pour les étrangers, par exemple “le rez-de-chaussée” de Sainte-Sophie : les femmes turques ont le droit de visiter la partie centrale de la mosquée, alors que cette partie est censée n’être que pour les hommes. Cette exception m’a surprise et interrogée sur les dynamiques sociales du pays.
Cette ségrégation résulte de différents bouleversements qu’a vécus la Turquie au cours des 10 dernières
années. La perte de la majorité absolue au Parlement du parti politique d'Erdogan (APK - parti conservateur) en 2015 . Ensuite, la tentative de coup d'État en juillet 2016. Le passage en 2018 à un régime présidentiel et l’alliance forcée avec le parti politique pro-kurde (HDP). Autant d’évènements qui expliquent peut-être la dualité entre ouverture touristique et fermetures locales.
Sainte-Sophie, basilique chrétienne devenue mosquée
- Ma troisième activité : “Sainte-Sophie”
- Type d’activité : Visite de lieu historique et son musée
- Dates, Durée ; 24 et 25 janvier 2026
- Coût : à voir sur le site
Lorsque nous sommes arrivés sur l’espace piétonnier qui accueille beaucoup de lieux à visiter tels que la Basilique Sainte-Sophie, son musée, la mosquée bleue, les ruines d’un hippodrome antique et plein d’autres points d’intérêt. Sainte-Sophie, nommée par les Turcs “Ayasofya”, est remarquable par son témoignage ancestral et imposant dans son austérité.
Construite sous le règne de Justinien(532-537 Ap J-C), elle est l’un des plus beaux bâtiments conservés de l’art byzantin.
La visite s’est faite en 3 parties : la mosquée,le musée et le balcon de la basilique. Nous l’avons répartie sur la totalité de notre séjour.
L’accès à la mosquée s’est fait via des portiques de sécurité. L’entrée était déviée à cause des travaux. Les zones d’ablution illustrent l’organisation spatiale typique des lieux de culte musulmans. Une fraîcheur distinctive des grands monuments antiques nous frappe lors du passage des portes gigantesques. Un sas, comme une antichambre symbolique, nous a permis de nous déchausser et d’être dirigés vers l’accès correspondant à notre genre (ou nationalité) avant d’entrer dans la mosquée. La beauté intérieure de la basilique était quelque peu détériorée par la présence d’un échafaudage et de panneaux brise-vue à l’intérieur de la mosquée, mais ne cache en rien sa grandeur. Il faut savoir que la mosquée n’a été rouverte qu’en 2020 comme mosquée et musée après 86 ans de fermeture.
La visite du musée était organisée en deux phases ; nous avons démarré avec des audioguides et un tracé qui nous amenait à voir des projections réalistes du contexte historique de la création de Sainte-Sophie. C’était chronométré. Ensuite, nous avons continué avec la partie plus classique d’un musée où les restes archéologiques sont exposés avec leurs explications. Il y a eu un travail remarquable de préservation au fil des siècles malgré les différents pouvoirs (politiques et religieux) en place.
La visite du balcon de la basilique : il s’agit d’un espace existant à l’étage de la mosquée où des vestiges plus présents de la période chrétienne byzantine ont été conservés. La vue sur le “rez-de-chaussée” et les colonnes de la basilique apportait une belle approche des éléments ajoutés lors de la période ottomane du XIXe siècle. Il s’agissait de médaillons en calligraphie arabe représentant des noms sacrés de l’Islam.
Un œil observateur remarque immédiatement que l’édifice n’a pas été construit comme mosquée mais reconverti ; l’espace de prière ( mihrab) n’est pas centré. De plus, des visages, représentations humaines, interdites en islam, subsistent sur les murs. Certains sont simplement voilés, afin de concilier préservation de l’héritage et respect des pratiques religieuses.

Courte immersion à Londres
- Ma quatrième activité : “Stage linguistique à Londres”
- Type d’activité : Visite de la ville via des présentations
- Dates, Durée ; 6 au 8 mars 2026
- Coût : 300 euros
Pendant notre cursus en langues germaniques, nous avons l’obligation chaque année de faire un séjour linguistique. Pour cette première année, nous sommes allés à Londres. Notre trajet a été organisé en train ; j’ai pu faire connaissance avec les élèves du cours du jour. Nous étions sept étudiants.
Bien sûr, si un séjour linguistique est organisé, il y a aussi un enjeu pédagogique et didactique. Nous devions créer une activité que nous pourrions faire avec de futurs élèves de troisième secondaire. Durant le trajet en train, nous avons fait une activité créée par une des élèves sur les trains. Nous sommes arrivés en fin d’après-midi, à Londres ; nous avons donc eu le temps d’arriver à notre hébergement et de faire encore une activité proposée par une autre élève dans une librairie.
Comme nous étions en ville et pas très loin de Piccadilly Circus, j’ai proposé de voir ce carrefour emblématique. Après, nous sommes rentrés à l’auberge de jeunesse. Nous avons pris nos marques dans la chambre.
Le lendemain, après le petit-déjeuner, j’ai proposé mon activité aux autres élèves basée sur Sherlock Holmes. Nous avons continué avec les activités préparées par le reste des élèves. Nous avons visité durant les activités proposées : Hyde Park, une autre librairie, une d’entre nous a aussi fait un exposé sur les réseaux du métro de Londres et nous avons terminé par une activité dans le British Museum. Nous avons terminé, en milieu d’après-midi, le parcours “imposé” par les différentes activités des élèves devant le London Eye, le long de la Tamise avec la vue sur le palais de Westminster. Nous avons eu quartier libre jusqu’au lendemain. Comme je connaissais déjà Londres, puisque sur les dix dernières années j’ai déjà été 4 fois , j’ai suivi le reste du groupe dans un grand centre commercial. Ensuite, j’ai profité du reste de mon après-midi pour me reposer et préparer ma valise pour le retour (très matinal) du lendemain.
Retour en enfance
- Ma cinquième activité : “The Super Mario Galaxy Movie”
- Type d’activité : Cinéma
- Dates, Durée ; 4 avril 2026
- Coût : Prix d’une place au Kinépolis
Pour faire plaisir aux nièces et au neveu de mon mari, nous avons organisé une surprise pour voir le dernier film pour enfants qui sortait en avril 2026. Nous avons retrouvé une partie de la famille devant chez nous ; nous avons pris le bus pour rejoindre le reste de la famille. Arrivés rue de Wand, nous avons mangé au restaurant. Les enfants, petits et grands, ont apprécié le repas et nous ont annoncé que l’après-midi n’était pas fini et qu’il fallait prendre le bus vers un nouvel endroit. Les enfants ont découvert que nous allions au cinéma car ils ont vu l’Atomium. J’ai été avec les enfants pour nous installer dans la salle de cinéma pendant que mon mari allait chercher de quoi boire et grignoter durant le film.
Les enfants ont adoré le film. L’histoire était plutôt fidèle au récit de base et j'ai replongé en enfance en revoyant des héros tels que Mario, Luigi, la princesse Peach et Yoshi.
Voici le synopsis du film :
Mario et Luigi, les plombiers jumeaux, appliquent leur énergie à résoudre les problèmes du quotidien autour de leur nouveau foyer au Royaume Champignon.
Alors qu'ils assistent la princesse Peach et aident Bowser, désormais miniaturisé et captif, à se réhabiliter, ils font la rencontre d'un nouveau compagnon : Yoshi.
La fête d'anniversaire de la princesse Peach va cependant déclencher une aventure galactique qui emmènera les deux frères dans l'espace afin de mettre fin aux manigances de Bowser Jr. et de secourir Harmonie.
L'arrivée de ces deux personnages acclamés ajoute une bonne dose d'action, de comédie, ainsi que de révélations bouleversantes à l'aventure !
À la découverte de la technique du diorama
- Ma sixième activité : “Émilie Terlinden”
- Type d’activité : Exposition et conférence
- Dates, Durée ; 17 avril 2026
- Coût : Gratuit
Lors de mon arrivée au Botanique, j’ai pu découvrir les œuvres d’Émilie Terlinden.
C’est une artiste belge née en 1983 à Bruxelles. “Émilie est une artiste plasticienne dont la pratique picturale s’inspire des maîtres flamands, explorant le dialogue entre abstraction et nature morte.”
Au travers de près de 40 œuvres, elle met en avant sa démarche artistique. Elle travaille les superpositions ainsi que la transformation d’images représentant des peintures de la Renaissance avec une affection pour les peintres flamands de cette époque.
Elle modifie les perspectives, les textures et ajoute une continuité intégrante dans ses œuvres.
Chaque ouvrage devient une entité elle-même et apporte une approche nouvelle. Certaines de ses œuvres m’ont touché, tels que son travail de mosaïque sur de petits tableaux et certains pliages d’une même image pour donner des formes différentes.
J’ai été particulièrement touché par son diorama. Le travail technique derrière la création de cette toile est phénoménal. Le diorama intègre l’utilisation de la lumière comme élément scénographique. Elle permet de travailler des parties de l’image qui sont perceptibles à des moments donnés dans l’image. Il faut vraiment prendre le temps de regarder l’image pendant près de 30 minutes pour se rendre compte de la totalité des détails de celle-ci.
Nous avons pu écouter l’artiste lors d’une conférence sur la création de son diorama.
Daguerre, le créateur de ce type d’image animée, a contribué à la création et au développement de la photographie ; c’était un chercheur bien avant d’être un artiste. En utilisant les recherches de Joseph Nicéphore autour de l’héliographie, Daguerre a réduit le temps de pose, ce qui a permis de commercialiser la photo à plus grande échelle. Le diorama à l’époque était une installation immersive : via la création de deux plateaux tournants, il y avait de grandes fenêtres à l’avant et à l’arrière de l’espace avec il y a une véritable recherche de l’effet de la lumière (naturelle). La réalisation utilisée pour la création du diorama a été une longue recherche dans les archives ainsi qu’un travail d’essai-erreur de la part d’Émilie, car ce type de toile vieillit très mal. Et Daguerre n’était pas des plus explicites.
Pour le diorama exposé au Botanique, elle a tendu une toile de coton en deux pans accrochés à un cadre. Elle a d’abord déposé , par la technique de l’aquarelle, le noir, ensuite les blancs et pour finir les couleurs. et a peint sur les deux faces de la toile dont une partie a été peinte directement sur place au Botanique.
À l’intérieur de la musique d’opéra
- Ma septième activité : “Inside the music : Medusa ”
- Type d’activité : Interview artistique
- Dates, Durée ; 29 avril 2026 -1h30
- Coût : 10 euros
Arrivée, en fin d'après-midi, au Théâtre de la Monnaie, j'ai été impressionnée par le bâtiment en lui-même.
J’ai été invité à entrer dans le grand foyer au premier étage du bâtiment. Nous étions environ 100 personnes et l’âge moyen était de 45 ans et plus.
L’interview a été conduite par Jasper Croonen comme une conversation entre lui, Iain Bell et Michiel Delanghe sur le sujet de la pièce, comment elle avait été construite, quels étaient les fils conducteurs, avec des interventions des artistes sur certains des passages.
Il faut savoir que l’Opéra : Medusa, a fait sa grande première mondiale, ici, à Bruxelles.
Iain était intéressé par l’histoire de la gorgone, c’est un projet qu’il a mûri sur plus d’une décennie. Et c’est avec l’impulsion de la pandémie et de la coordinatrice du théâtre qu’il a pu mettre en place ce projet.
Il voulait surtout donner plus de profondeur et de sens au personnage avant sa transformation en “monstre”, même s’il n’aime pas ce terme, cette partie méconnue de Médusa.
L’Opéra est en deux actes de près d’une heure chacun :
La première partie est sur l’histoire de Médusa, quand elle était jeune, quand elle était une jeune créature de la nature, innocente,avec ces deux sœurs, Sthéno et Euryale. Iain, ici, a pris la musique de la berceuse, très douce, que chantait la mère de Percée. Nous avons pu écouter un extrait en piano-voix.
La seconde partie est plus intense, avec un thème plus sombre avec la création du monstre nommé Gorgone, avec ce même fil rouge qu’est la berceuse. Ici on découvre la partie la plus injuste de la vie de Médusa.
La pièce est chantée en anglais par 3 femmes, qui sont toutes les 3 sopranos, la question a été posée de savoir, s’il y a eu des difficultés pour les différencier mais selon Iain, le coordinateur de scène a très bien géré cette partie. Il y a eu aussi la décision de faire appel à un chœur caché pour la première partie de la pièce.
Pour la partie musique, Michel, le chef d’orchestre, a décidé de travailler à “l’ancienne”. Il expliquait que si on modifie l’utilisation des instruments, c’était tout un travail qui n’est pas évident et préférait travailler sur la profondeur des textes musicaux plus que sur la forme.
La séance s’est terminée sur les questions du public. J’ai fait une rencontre qui m’a permis de pouvoir voir l’opéra lui-même.
« Le but de la comédie est de corriger les vices des hommes en les divertissant. »
Molière
- Ma huitième activité : “2 mensonges et une vérité”
- Type d’activité : théâtre
- Dates, Durée ; 8 mai 2026 -2h
- Coût : 14 euros
Le vendredi en soirée, avec Germain, nous sommes allés voir une pièce de théâtre aux Galeries Royales de Bruxelles. Arrivés quelques minutes avant le début de la pièce, nous sommes installés au premier rang.
La soirée a commencé par l’arrivée du maître de cérémonie qui nous a exposé le calendrier des prochaines pièces de théâtre pour les saisons 2026 et 2027.
La pièce commence par un dîner en amoureux, où l’homme, Philippe, a donné l’idée qu’il aimait comment avait évolué sa relation avec sa femme, Catherine, avec un soulagement que plus rien ne le surprenait et qu’ils étaient “jumelés” après 27 ans de mariage. Sa femme, avec ironie, n’a pas apprécié cette idée. De fil en aiguille, Philippe a proposé un jeu : énoncer deux mensonges et une vérité que sa femme a directement devinée . Par contre, Catherine, ne voulant pas jouer au départ, a voulu donner une bonne leçon à son mari.
La pièce était drôle et piquante, avec des situations cocasses. La mise en scène était intéressante. Il y avait une scène fixe et une scène pivotante qui, elle, se déplaçait tout au long des passages scéniques pour la construction de l’intrigue.
L’opéra est une œuvre mise en musique
- Ma neuvième activité : “Opéra : MEDUSA ”
- Type d’activité : opéra
- Dates, Durée ; 9 mai 2026 -2h30
- Coût : 22 euros
L’Opéra était au Théâtre de la Monnaie, c’est grâce à un heureux hasard que j’ai pu participer à cette première mondiale.
Je suis arrivée au Théâtre quelques minutes avant le début de la pièce, mon siège n’est pas le mieux placé et j’ai dû passer une partie de la sortie debout pour bien voir la scène.
L’histoire était en 2 actes, séparés d’une pause de 30 minutes. On commence par le début de la vie de Méduse quand elle était jeune et innocente, sa vie avec ses sœurs, Sthéno et Euryale, avec la menace de Poséidon qui veut prendre son innocence. Pour protéger leur jeune sœur, Sthéno et Euryale décident d’envoyer Méduse auprès du temple d’Athéna, malgré la protection qu’était censée donner le temple d’Athéna. Poséidon la retrouve et la viole.
Athéna, pas si juste que ça, punit Médusa d’avoir éteint sa flamme et d’avoir répandu du sang dans son temple.
Le second acte commence 17 ans plus tard, après qu’elle a été changée en gorgone, ses sœurs se rappellent de leur petite sœur avant cette injustice mais elle est devenue le monstre qu’elle, se défendant face aux envahisseurs qu’ils veulent la tuer.
Lors de l’arrivée de Percée se rappelant de son odeur, elle lui chanta la berceuse, que nous avons entendue au début de la vie de Méduse. Lasse de la vie qu’elle mène, elle autorise Percée, le demi-dieu, à la tuer avant l’arrivée de ses sœurs.
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